Une étude démographique récente met en évidence la poursuite de la baisse de la fécondité dans les pays du Maghreb, dont le Maroc, dans une tendance qui pourrait s’inscrire sur le long terme et modifier progressivement la structure démographique de la région.
Selon les données publiées par Institut national d’études démographiques, le taux de fécondité au Maroc a atteint 1,97 enfant par femme en 2024. En Tunisie, ce taux s’est établi à 1,58 en 2023, tandis qu’il a atteint 2,61 en Algérie en 2024.
L’étude souligne que les niveaux de fécondité observés dans la région ont fortement diminué par rapport aux années 1970, période durant laquelle les femmes avaient en moyenne entre sept et huit enfants.
Commentant ces données, l’économiste Badr Zaher Al Azraq estime que cette évolution démographique pourrait avoir des conséquences importantes sur le marché du travail, les systèmes de retraite et les mécanismes de protection sociale au cours des prochaines années.
De son côté, le spécialiste en psychologie sociale Mohsen Benzakour relie cette tendance à plusieurs transformations sociales, notamment le recul de l’âge du mariage, l’évolution des modes de vie et l’augmentation du coût de l’éducation, de la santé et des charges familiales.

