Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, a estimé que la détérioration du pouvoir d’achat des citoyens est liée à la hausse des prix des produits alimentaires de base, soulignant que la multiplication des intermédiaires dans les circuits de distribution constitue l’un des principaux facteurs influençant les prix sur le marché.
S’exprimant lors d’une rencontre organisée par l’Association des économistes istiqlaliens à Casablanca, M. Baraka a expliqué que la présence de nombreux intermédiaires entre le producteur et le consommateur contribue à l’augmentation des marges bénéficiaires tout au long de la chaîne commerciale, ce qui se répercute sur les prix finaux.
Il a ajouté que ces constats s’appuient sur des rapports émanant d’institutions officielles, notamment du Conseil de la concurrence, qui a relevé plusieurs dysfonctionnements liés aux circuits de commercialisation agricole et au manque de transparence.
Selon lui, certaines études montrent que les intermédiaires peuvent capter une part importante du prix final de certains produits, ce qui impacte à la fois les revenus des producteurs et les dépenses des consommateurs.
Le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal a appelé à des réformes visant à améliorer la transparence des circuits de distribution et à garantir un meilleur équilibre entre les différents acteurs du marché.
De son côté, Abdellatif Maâzouz a souligné que les prix des produits de consommation connaissent une hausse continue depuis 2021, estimant que cette situation affecte le pouvoir d’achat et alimente l’inflation, tout en appelant à la protection de la classe moyenne et au renforcement de la stabilité sociale.

