Allal Amraoui, président du groupe istiqlalien de l’Unité et de l’Égalitarisme à la Chambre des représentants, a réagi à l’annonce de la démission d’Abderrahim Bouaida du Parti de l’Istiqlal, en apportant plusieurs précisions sur les discussions ayant précédé cette décision.
Selon Amraoui, la gestion des investitures électorales dans la province de Guelmim s’est déroulée en concertation avec les structures locales du parti. Il a affirmé que Bouaida n’avait pas été écarté de la course électorale et que sa candidature avait initialement été envisagée pour les prochaines échéances.
Le président du groupe istiqlalien a expliqué que les usages internes du parti accordent généralement la priorité aux anciens parlementaires lors de l’examen du renouvellement des investitures. À ce titre, Abderrahim Bouaida, ancien député de la province de Guelmim, figurait parmi les candidats pressentis pour se représenter dans la même circonscription.
Toutefois, d’après la version livrée par Allal Amraoui, Bouaida aurait préféré proposer la candidature de l’un de ses proches dans cette circonscription.
Une autre circonscription proposée à Bouaida
Allal Amraoui a également indiqué que la direction du Parti de l’Istiqlal avait proposé à Bouaida de se présenter dans une autre circonscription électorale. Une offre que l’intéressé aurait finalement déclinée.
Ces précisions tendent, selon le responsable istiqlalien, à écarter l’hypothèse d’une exclusion de Bouaida du processus électoral. Le parti lui aurait ainsi offert plusieurs possibilités avant que les concertations locales ne débouchent sur le choix d’un autre candidat à Guelmim.
Amraoui a souligné que l’attribution des investitures ne relevait pas de décisions individuelles, mais d’un processus de consultation associant les organisations et les responsables locaux du parti.
À Guelmim, les discussions auraient abouti à un consensus autour d’une autre personnalité. La direction nationale aurait ensuite respecté et validé le choix exprimé par les structures territoriales.
« Bouaida pouvait exprimer librement ses positions »
Revenant sur les rapports de Bouaida avec les instances du parti, le président du groupe istiqlalien à la Chambre des représentants a nié toute forme de restriction imposée à l’ancien parlementaire en raison de ses prises de position.
Il a assuré que la direction du parti et le groupe parlementaire avaient toujours respecté ses opinions, y compris lorsque celles-ci divergeaient de la ligne défendue par les instances istiqlaliennes.
Selon Amraoui, Bouaida disposait d’un espace lui permettant d’exprimer librement ses positions dans les cadres partisan et institutionnel. Il l’a par ailleurs décrit comme un membre discipliné du groupe parlementaire, capable de défendre son point de vue tout en respectant, au terme des débats, les décisions collectives du parti.
Le responsable istiqlalien a estimé que la diversité des opinions faisait partie du fonctionnement normal d’une formation politique, à condition que les divergences soient discutées au sein des institutions et dans le respect des règles organisationnelles.
Aucune démission officielle reçue
S’agissant de la démission annoncée par Abderrahim Bouaida, Allal Amraoui a affirmé n’avoir reçu personnellement aucun document officiel à ce sujet.
Il a précisé que les seules informations dont il disposait provenaient de la publication diffusée par Bouaida sur les réseaux sociaux. Or, a-t-il insisté, une démission doit être officiellement adressée aux instances compétentes du parti pour produire ses effets sur le plan organisationnel.
Amraoui a ainsi jugé prématuré de se prononcer définitivement sur la situation de Bouaida au sein de l’Istiqlal sur la seule base d’une publication en ligne.
L’Istiqlal accélère ses préparatifs électoraux
Sur un autre registre, le président du groupe istiqlalien a indiqué que le processus de désignation des candidats à l’échelle nationale était presque achevé.
Il a affirmé que le Parti de l’Istiqlal se préparait à aborder les prochaines échéances électorales en s’appuyant sur ses structures, ses principes et son référentiel politique, tout en restant ouvert aux compétences issues de différents secteurs.
Allal Amraoui a également insisté sur le caractère institutionnel de sa formation, soulignant que l’Istiqlal n’était pas « un parti de personnes », mais une organisation dotée d’une histoire, d’une idéologie, de principes et d’un projet de société.
À travers cette sortie, le président du groupe istiqlalien présente une version qui conteste toute mise à l’écart de Bouaida. Il soutient que celui-ci avait été pressenti pour se représenter à Guelmim, avant de proposer un proche, puis de refuser une candidature dans une autre circonscription.

