Une récente enquête d’opinion révèle que plus de la moitié des Marocains envisagent de participer aux élections législatives prévues en 2026, dans un contexte marqué par une évolution contrastée du niveau de confiance envers les partis politiques et des motivations liées à la participation électorale.
Selon les résultats de cette enquête réalisée par le quotidien L’Economiste en partenariat avec le cabinet Sunergia, 61 % des personnes interrogées déclarent avoir l’intention de voter lors des prochaines élections législatives, dont 54 % affirment qu’ils voteront avec certitude, tandis que 24 % indiquent ne pas souhaiter participer, et 15 % demeurent indécis.
L’intention de vote apparaît plus élevée chez les personnes âgées de plus de 45 ans, ainsi que dans les régions du nord, de l’est et en milieu rural, comparativement aux zones urbaines, alors qu’un recul de la participation potentielle est observé chez les jeunes âgés de 18 à 34 ans et les habitants du centre du pays.
Concernant les motivations à la participation, 51 % des répondants considèrent le vote comme un devoir national, tandis que 38 % estiment qu’il constitue un moyen de changer l’orientation politique actuelle, alors que 13 % lient leur choix au soutien d’un candidat ou d’une liste spécifique, et seulement 8 % évoquent les programmes électoraux comme facteur déterminant.
S’agissant des raisons du refus de participation, 53 % des non-votants invoquent le manque de confiance dans les partis politiques, 17 % estiment qu’aucun candidat ne mérite leur voix, 10 % déclarent ne pas être inscrits sur les listes électorales, et 6 % évoquent la complexité des procédures électorales, tandis que 16 % ne précisent aucune raison particulière.
L’enquête indique également que 67 % des Marocains considèrent que l’introduction du vote électronique pourrait encourager la participation électorale, notamment chez les parents ayant des enfants âgés de 18 à 24 ans, ainsi que parmi les catégories sociales moyennes et supérieures.
Par ailleurs, seuls 20 % des personnes interrogées se déclarent satisfaites des partis politiques, dont 7 % très satisfaites et 13 % plutôt satisfaites, contre 41 % qui expriment leur insatisfaction, dont 35 % totalement insatisfaites, une tendance plus marquée chez les jeunes, les citadins et les catégories sociales aisées et moyennes.
Les principales raisons de cette insatisfaction sont l’absence de résultats concrets sur le terrain pour 64 % des répondants, le non-respect des promesses électorales pour 34 %, la négligence de questions jugées essentielles telles que l’emploi et la santé pour 24 %, ainsi que la corruption et la primauté des intérêts personnels pour 15 %.
Enfin, en ce qui concerne la connaissance des conditions de candidature, 51 % des Marocains savent que les jeunes de moins de 35 ans peuvent se porter candidats aux élections législatives en tant qu’indépendants sans appartenance partisane, tandis que 49 % ignorent cette possibilité, avec un taux de méconnaissance plus élevé chez les femmes et les personnes âgées de plus de 65 ans.

