Le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a annoncé l’activation d’une nouvelle disposition légale relative aux droits financiers des journalistes marocains, en partenariat avec le Bureau marocain des droits d’auteur, dans le cadre d’un processus de réforme du secteur de la presse et de l’édition.
Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, le ministre a indiqué que ce mécanisme permettra aux journalistes de bénéficier directement des droits liés à l’exploitation des contenus médiatiques et journalistiques qu’ils produisent, à travers un dispositif leur assurant une part des revenus générés par leurs œuvres publiées et diffusées, dans l’objectif de renforcer leur protection professionnelle et sociale.
Il a précisé que le gouvernement prévoit d’allouer une enveloppe d’environ trente millions de dirhams au cours des prochains mois au profit des journalistes, soulignant que cette initiative ne relève pas d’un soutien ponctuel, mais s’inscrit dans la consécration d’un droit légal visant à améliorer la situation sociale et professionnelle du journaliste et à consolider sa place au sein du paysage médiatique national.
Selon le ministre, le nouveau système reposera sur le principe de la corrélation entre la valeur de la production journalistique et son impact, les taux de lecture et d’interaction avec les articles et contenus médiatiques étant pris en compte dans la répartition des revenus, dans une démarche destinée à encourager la qualité professionnelle et la production médiatique responsable.
Cette mesure intervient dans un contexte de transformations organisationnelles que connaît le secteur, alors que le ministère prépare un projet de décret-loi établissant des règles transitoires pour l’organisation du domaine, à la suite de la fin du mandat de l’instance provisoire chargée de la gestion du Conseil national de la presse, situation ayant entraîné un vide institutionnel affectant certaines fonctions professionnelles, notamment la délivrance de la carte de presse professionnelle et l’examen des dossiers disciplinaires.
Le projet vise à assurer la continuité des mécanismes d’autorégulation du secteur et à éviter tout blocage institutionnel, en attendant l’achèvement du processus législatif lié à la restructuration du Conseil national de la presse, dans le cadre d’une approche transitoire destinée à préserver l’indépendance de la profession et à renforcer la gouvernance du secteur.

