Le tribunal de première instance de Rabat a rendu ses jugements dans l’affaire des incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc en janvier dernier, prononçant des peines d’emprisonnement ferme allant de trois mois à six mois et un an à l’encontre de plusieurs supporters sénégalais ainsi que d’un ressortissant français d’origine algérienne.
Les faits remontent aux troubles survenus à l’intérieur et aux abords du complexe sportif à Rabat, où des actes de violence, notamment des jets de pierres et de bouteilles en plastique, ont été enregistrés selon les éléments présentés devant la juridiction, ce qui a nécessité une intervention des forces de l’ordre afin de rétablir la situation.
Lors de l’audience tenue ce jeudi, le ministère public avait requis des peines pouvant aller jusqu’à deux ans de prison à l’encontre de 18 supporters sénégalais poursuivis pour des faits liés aux troubles, incluant des accusations de violences, d’atteinte aux forces de l’ordre, de dégradation d’équipements sportifs, d’intrusion sur la pelouse et de jets de projectiles, des infractions passibles de peines pouvant atteindre deux ans d’emprisonnement.
De leur côté, les prévenus ont contesté les faits qui leur sont reprochés, niant toute implication dans les incidents, alors que la rencontre avait été marquée par une forte tension à la suite de décisions arbitrales intervenues en fin de match, avant de se conclure par la victoire du Sénégal sur le score d’un but à zéro après prolongations.
Selon les éléments évoqués à l’audience, le dossier s’appuie notamment sur des enregistrements de caméras de surveillance ainsi que sur des rapports médicaux faisant état de blessures parmi des membres des forces de l’ordre et du personnel du stade, tandis que le montant des dégâts matériels a été estimé à plus de 370 000 euros.

