Le rapport Digital News Report 2026 publié par Reuters Institute for the Study of Journalism met en lumière la poursuite des profondes mutations du paysage médiatique marocain, marqué par la montée en puissance des plateformes numériques et un niveau de confiance dans les médias limité à 28 %.
Selon l’étude, Hespress conserve sa position de première plateforme d’information numérique au Maroc avec un taux d’utilisation hebdomadaire de 52 %, devant Hibapress (29 %) et Chouf TV (26 %). La plateforme numérique de 2M arrive en quatrième position avec 25 %.
Du côté des médias traditionnels, 2M demeure la chaîne de télévision la plus suivie du Royaume avec 39 %, devant Al Aoula (34 %), Medi 1 TV (28 %) et Al Maghribia (22 %).
Le rapport souligne également que les sources numériques sont devenues la principale source d’information pour les Marocains, avec un taux de recours de 83 %, contre 41 % pour la télévision et seulement 12 % pour la presse écrite.
Concernant les réseaux sociaux, Facebook arrive en tête des plateformes utilisées pour s’informer avec 59 %, suivi de YouTube (47 %), Instagram (38 %) et WhatsApp (35 %). La part de TikTok comme source d’information atteint quant à elle 26 %.
L’étude relève aussi une progression du partage d’informations via les réseaux sociaux et les applications de messagerie, qui concerne désormais 36 % des utilisateurs.
Malgré cette forte consommation de l’actualité, la confiance globale envers les médias demeure faible, à 28 %, soit en dessous de la moyenne mondiale estimée à 37 %.
À l’inverse, plusieurs médias marocains continuent de bénéficier d’un niveau élevé de crédibilité auprès du public. Medi 1 TV arrive en tête avec un taux de confiance de 72 %, devant Al Aoula (70 %), SNRT News et Medi 1 Radio (69 % chacun), tandis que Hespress obtient 67 %.
Le rapport indique également que 54 % des Marocains se disent préoccupés par la prolifération des fausses informations et de la désinformation, tandis que 46 % déclarent éviter parfois, voire régulièrement, l’actualité.
Enfin, l’étude estime que le débat public au Maroc se construit de plus en plus sur les plateformes numériques et à travers les créateurs de contenu, notamment depuis les mobilisations de la jeunesse observées en 2025 autour de l’éducation, de la santé, de la corruption et des priorités des dépenses publiques.

