L’actrice marocaine Saïda Baâdi a terminé le tournage de ses scènes dans le long métrage « Yema Nbaghik », la nouvelle œuvre du réalisateur et scénariste Abdelilah El Jouhary, qui propose un récit profondément humain abordant les thèmes de la perte, de l’espoir, de l’identité et des liens indéfectibles entre une mère et son enfant.

Dans ce film, Saïda Baâdi interprète une mère qui perd son fils aveugle, Hassan, âgé de seulement quatre ans. Refusant d’abandonner malgré les années qui passent, elle entreprend une longue quête pour le retrouver, portée par l’espoir de le revoir un jour. Le récit, qui prend naissance dans une tragédie familiale, évolue progressivement vers une histoire où les destins des personnages finissent par se rejoindre.

Parallèlement, Hassan grandit au sein d’une institution caritative après sa disparition. Devenu adulte, il construit une carrière de chanteur à succès avant de partir, lui aussi, à la recherche de sa mère. Ce parcours parallèle constitue l’un des fils conducteurs du film, qui met en lumière les questions de l’appartenance, de la mémoire et de la reconstruction des liens familiaux après de longues années de séparation.
Le scénario et la réalisation sont signés Abdelilah El Jouhary, tandis que la production est assurée par la société Zorba Bgoud, qui mise sur un drame social explorant les réalités de la famille, de l’identité et des relations humaines à travers une approche émotionnelle et profondément sociale.
Le réalisateur retrouve également l’acteur Saad Mouaffak, à qui il confie le rôle principal après leur précédente collaboration dans le film « Al Abd », récompensé par plusieurs distinctions nationales et internationales. Cette nouvelle coopération illustre la continuité d’un partenariat artistique qui a déjà porté ses fruits.
La distribution réunit également Abdessamad Miftah El Kheir, Essadik Mekouar, Younes Mikri, Hamid Ziane et Fattah Nekkadi, aux côtés de Saïda Baâdi et Saad Mouaffak, offrant un casting composé de plusieurs figures reconnues du cinéma marocain.
En parallèle de ce projet cinématographique, Saïda Baâdi a également achevé, il y a quelques semaines, le tournage du téléfilm « Ahlam La Tamout » (« Les rêves ne meurent pas »), réalisé par Hamid Baskit. Les prises de vues ont été réalisées à Casablanca et dans ses environs dans le cadre d’une production destinée à Al Aoula, la première chaîne de télévision marocaine.
Dans ce téléfilm, l’actrice incarne Maria, l’un des personnages principaux autour duquel gravitent plusieurs intrigues sociales et humaines. L’œuvre s’inspire du quotidien de la société marocaine et propose une lecture dramatique de différentes problématiques à travers des personnages et des situations ancrés dans la réalité.
« Ahlam La Tamout » s’inscrit dans la continuité des productions sociales qui occupent une place importante dans le paysage audiovisuel marocain. Le projet reflète également la volonté d’Al Aoula de proposer des œuvres proches des préoccupations des téléspectateurs, en accordant une attention particulière à la dimension humaine dans la construction des personnages et du récit.
Ce film marque une nouvelle collaboration entre Saïda Baâdi et son époux, le réalisateur Hamid Baskit, avec lequel elle a déjà partagé plusieurs expériences artistiques au cours des dernières années, aussi bien devant que derrière la caméra.
La distribution comprend également Raouia, Abdellatif Chouki, Hafida Baâdi, Fatiha Fakhakhi, Raja Latifine, Asmae Kortbi, Bouchra Mestari, Kaltoum Ennazi, Hala El Hallou, Hanan El Allam, Nesrine Ben Chara, Ghaïta Farajia et Chaïmae Baazawi, réunissant des artistes issus de générations et d’horizons différents.
Considéré comme l’un des projets lancés très tôt en vue de la prochaine saison télévisuelle, « Ahlam La Tamout » intervient dans un contexte marqué par une forte dynamique de production au Maroc, où plusieurs sociétés ont déjà entamé le tournage de nouvelles œuvres destinées aux chaînes nationales, dans une concurrence croissante pour intégrer la programmation dramatique des prochains mois.

