Les diplômés de la spécialité des soins infirmiers en bloc opératoire ont exprimé leur mécontentement face au nombre limité de postes ouverts lors des concours de recrutement, estimant que ces opportunités ne reflètent pas les investissements réalisés par le ministère de la Santé et de la Protection sociale dans leur formation.
Selon les intéressés, le ministère avait réservé en 2023 un total de 240 places de formation à l’échelle nationale afin de former des infirmiers spécialisés en bloc opératoire, dans le but de renforcer les ressources humaines et d’améliorer la qualité des services chirurgicaux dans les établissements publics de santé. Ils estiment toutefois que les recrutements n’ont pas suivi le même rythme.
D’après les informations communiquées par les diplômés, le nombre de postes ouverts ne dépasse pas environ 60, répartis entre 11 postes pour les régions de Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès, 15 postes pour Souss-Massa, 13 postes pour Casablanca-Settat et 10 postes pour Drâa-Tafilalet, laissant des centaines de diplômés en concurrence pour un nombre limité de postes.
Les diplômés regrettent également l’absence de postes dédiés à cette spécialité dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab, ainsi qu’au Centre Hospitalier Universitaire Ibn Rochd, estimant que cette situation réduit leurs perspectives d’intégration professionnelle.
Ils demandent ainsi le recrutement des diplômés de cette spécialité, aux côtés des autres filières de santé, afin de valoriser les compétences formées et de contribuer à combler les besoins du système de santé national.

