À Oujda, Mohammed Sadiki, membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants RNI et ancien ministre de l’Agriculture, a affiché une confiance assumée à l’approche des prochaines échéances électorales, dans un contexte marqué par les recompositions politiques et les départs de certaines figures, il a défendu une vision fondée sur la solidité du projet collectif du parti, «la force du parti ne réside pas dans les personnes ou les noms, mais dans un projet politique, un bilan gouvernemental et un travail de terrain continu», a-t-il affirmé, soulignant que les changements de personnes ne sauraient affecter la cohésion ni la dynamique du RNI.
Fort de son expérience gouvernementale et de son engagement au sein des instances dirigeantes du parti, Mohammed Sadiki a placé le bilan de l’actuelle majorité au cœur de son intervention, selon lui, le RNI abordera le prochain rendez-vous électoral avec un bilan qu’il assume pleinement et que ses militants sont en mesure de défendre auprès des citoyens, aussi bien dans les centres urbains que dans les communes rurales, il a notamment mis en avant les réalisations enregistrées dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé et l’agriculture, considérant ces avancées comme un véritable capital politique pour le parti.
Sur le terrain politique, l’ancien ministre a également appelé à préserver les règles d’une compétition démocratique saine, évoquant certaines pratiques qu’il juge préoccupantes au niveau local, notamment des pressions ou des menaces visant des militants, Mohamed Sadiki a insisté sur la nécessité de maintenir le débat politique dans le cadre du respect, de la responsabilité et de la confrontation loyale des projets, une position qui traduit sa volonté de privilégier l’argument politique et le bilan de l’action publique aux tensions personnelles… La question du nomadisme politique a également été abordée, en sa qualité de président du Réseau des enseignants universitaires du RNI, Mohammed Sadiki a reconnu que les changements de formation ne constituent pas un phénomène nouveau dans la vie politique, tout en estimant que leur multiplication à l’approche des élections pose davantage la question de leur timing et de leur cohérence, pour lui, les parcours politiques doivent rester lisibles et compatibles avec les engagements pris devant les électeurs, Mohamed Sadiki s’est par ailleurs montré particulièrement critique à l’égard du changement de discours de certains acteurs ayant soutenu l’expérience gouvernementale avant d’en contester ultérieurement le bilan, à ses yeux, ceux qui ont participé à la majorité et contribué aux décisions gouvernementales ne peuvent se désolidariser facilement des résultats de cette expérience. Il a ainsi dénoncé ce qu’il considère comme une contradiction politique, qu’il assimile à une forme particulièrement basse de populisme.
En conclusion, Mohamed Sadiki a souligné le potentiel de la région de l’Oriental, qu’il considère comme riche en compétences, en cadres et en militants capables de porter la dynamique du RNI, son intervention à Oujda aura ainsi été marquée par un message de confiance et de mobilisation à l’approche des prochaines échéances, le parti entend miser sur son projet, son implantation territoriale et son bilan gouvernemental, une ligne défendue avec assurance par Sadiki, qui entend faire de la proximité avec les citoyens, de la cohérence politique et des résultats de l’action publique les principaux ressorts de la bataille électorale à venir.

