Close Menu

    اشترك في نشرتنا الإلكترونية مجاناً

    اشترك في نشرتنا الإلكترونية مجاناً.

    Editor's Picks

    Comment Tanger Med est-elle devenue une entreprise sénégalaise et mauritanienne dans un document mauritanien ?

    June 3, 2026

    Projet de zone industrielle en Mauritanie : NOVEC se qualifie pour la phase finale, Tanger Med Engineering éliminée

    June 3, 2026

    GNV Aurora entre en service : un nouvel élan pour les liaisons maritimes entre le Maroc et l’Europe

    June 2, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram
    MarocMag – Le Magazine MarocainMarocMag – Le Magazine Marocain
    • ACCUEIL
    • National
    • International
    • Société
    • Culture
    • Politique
    • Économie
    • Santé
    • Technologie
    • Sport
    • Environnement
    MarocMag – Le Magazine MarocainMarocMag – Le Magazine Marocain
    You are at:Accueil » Anouar écrit: Parti politique pour les Marocains du monde… un chantier qui ne supporte pas l’amateurisme
    National August 15, 2025

    Anouar écrit: Parti politique pour les Marocains du monde… un chantier qui ne supporte pas l’amateurisme

    Oplus_131072

    Par Anouar QORIA – Docteur en Média et Politiques Internationales / Expert en Intelligence Territoriale et Gouvernance Numérique

     

    Dans un paysage civique et politique en constante évolution, façonné par les ambitions des Marocains du monde, surgissent parfois des initiatives portées avec insistance et persévérance, telle l’idée de créer un parti politique dédié spécifiquement à la diaspora marocaine à l’étranger. Cette proposition, déjà formulée par l’Instance des Marocains de l’Étranger en 2011, bien que nourrie par un élan affectif légitime, requiert, pour se concrétiser, bien plus qu’un simple enthousiasme individuel ou un désir de visibilité médiatique mâtiné de discours populiste.
    Une telle démarche, à forte portée stratégique, exige un questionnement profond : un projet partisan peut-il naître d’un vide en matière de leadership et de savoir politique, se réduire aux efforts de quelques personnes à l’expérience limitée, et se bâtir sur une vision étroite, dépourvue d’analyse globale et de fondement stratégique solide ?
    La vérité est sans équivoque : fonder un parti politique n’est ni une œuvre caritative ni une initiative associative passagère. C’est un engagement constitutionnel majeur qui requiert une assise intellectuelle et un projet sociétal robuste. Servir les intérêts de la diaspora ne peut constituer à lui seul un objectif suffisant : un parti politique viable doit s’appuyer sur une vision stratégique claire à l’égard des Marocains du monde, capable de répondre aux questions de l’identité, de l’intégration, de l’appartenance et de la participation active à la construction du Royaume du Maroc, tout en favorisant leur contribution dans les sociétés d’accueil.
    Une telle vision ne peut émerger que d’une analyse précise et exhaustive des aspirations, défis et attentes des différentes composantes, diverses et complexes, de la diaspora marocaine, et non d’une projection limitée d’un petit groupe. Où sont donc les études de terrain ? Où se trouvent les documents fondateurs rigoureusement élaborés ?
    Rappelons qu’ériger un cadre partisan suppose l’implication d’une élite porteuse du projet, dotée d’une réelle expérience politique. L’idée qu’un projet ambitieux puisse être mené par des individus dépourvus de compétence politique ou de pratique dans le plaidoyer et la diplomatie parallèle, ne peut que mener à l’échec. L’action politique, surtout dans un contexte aussi complexe que celui de la diaspora, exige finesse, professionnalisme et une connaissance approfondie des mécanismes partisans, des relations internationales, des politiques publiques et du tissu social marocain, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
    Ainsi, cette mission ne peut être réduite à un élan momentané ou à une recherche de lumière médiatique. Le leadership politique s’inspire d’expériences civiques et politiques profondes, non du vide. De surcroît, la vocation fondamentale de tout parti aspirant à représenter les Marocains du monde ne se résume pas à « défendre » leurs intérêts ou à « répondre à leurs envies », comme l’affirme l’un des promoteurs de l’idée. Les véritables enjeux dépassent le registre du souhait : il s’agit d’encadrer politiquement, socialement et culturellement cette population, afin d’élaborer des politiques publiques claires servant leurs intérêts légitimes dans les domaines de l’éducation, de la culture, de l’investissement, de la protection consulaire, de la participation politique y compris le vote et de maintenir un lien fort avec le pays d’origine.
    Cela signifie également les représenter efficacement auprès des institutions marocaines compétentes et dans les forums internationaux des pays d’accueil. Ce rôle institutionnel intégré dépasse de loin le cadre de l’action humanitaire et solidaire, aussi noble soit-elle. L’expérience politique ne surgit pas du néant : toute initiative sérieuse devrait émaner d’un mouvement civil ou intellectuel solide, porteur d’un programme clair, plaçant la défense des constantes et des sacralités du Royaume au cœur de ses priorités, et cumulant un véritable savoir-faire en matière d’action associative, de défense des droits, de création de passerelles entre la diaspora et la patrie, ainsi que des positions stratégiques bien définies.
    Ce processus cumulatif garantit l’existence d’une base populaire authentique et d’un message politique enraciné dans le réel, loin des slogans flottants. La légitimité se conquiert par un travail concret sur le terrain et une représentation effective, non par de simples déclarations. La cohérence avec la Constitution et le service de l’intérêt général doivent en constituer l’axe central. En d’autres termes, tout parti souhaitant s’inscrire dans l’espace politique marocain même s’il cible la diaspora doit intégrer l’esprit de la Constitution marocaine, fondée sur les valeurs de participation, de citoyenneté et de contribution à la construction de l’État. Son rôle ne consiste pas à servir des intérêts étroits ou catégoriels, mais à participer à l’édification d’un Maroc uni, fort et cohésif, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Cela impose une conscience aiguë du contexte national global et de ses priorités, ainsi qu’une capacité à s’y engager de manière constructive.
    Plutôt que de se précipiter vers un projet partisan fragile, qui risquerait de disperser les efforts de la diaspora et d’affaiblir sa voix, il serait plus judicieux d’unir les forces au sein des organisations civiles existantes, de les renforcer et d’améliorer leur performance. Il conviendrait également de bâtir des alliances objectives entre les élites intellectuelles, économiques et culturelles marocaines à l’étranger pour élaborer une vision commune, tout en œuvrant à la mise en œuvre effective des mécanismes constitutionnels et légaux de représentation et de participation de la diaspora, et en exerçant une pression pour leur amélioration, afin de mobiliser les énergies au service de la création de ponts de savoir et d’influence avec les institutions officielles marocaines et les partis politiques actifs sur le territoire national.
    L’idée d’un parti « de la diaspora et pour la diaspora » n’est pas irréalisable. Mais il s’agit d’un défi majeur qui ne tolère ni improvisation ni simplification. La situation requiert une base de connaissances solide et des élites expérimentées. Ce moment appelle un véritable projet sociétal global et un réel capital politique et civil. Toute autre approche, fondée sur des ambitions personnelles, des moyens limités et des visions étriquées, est non seulement vouée à l’échec, mais risque de nuire aux intérêts mêmes de la diaspora qu’elle prétend défendre. La construction d’un édifice partisan digne de ce nom exige des fondations solides, et non une simple envie de bâtir.

     

    Share. Facebook Email WhatsApp Copy Link

    Related Posts

    Comment Tanger Med est-elle devenue une entreprise sénégalaise et mauritanienne dans un document mauritanien ?

    June 3, 2026

    Élections à Chefchaouen : Ahmed El Metyoui au centre des spéculations politiques locales

    June 2, 2026

    Le chantier de la ligne à grande vitesse vers Marrakech avance, mise en service prévue en 2029

    June 1, 2026
    Leave A Reply Cancel Reply

    Le dernier

    Journée de l’Afrique… Maroc de Demain entre mémoire historique et espoir d’avenir

    May 26, 2026

    Le Mouvement Maroc de Demain désavoue des déclarations «improvisées» diffusées pendant la maladie de son président

    May 31, 2026

    Le Secrétaire général de Maroc de demain adresse ses vœux au Dr Mustapha Aziz à l’occasion de l’Aïd al-Adha

    May 27, 2026

    Ksar El Kébir : Al Omrane Tanger-Tétouan-Al Hoceïma lance une nouvelle offre de logements éligibles à l’aide directe de l’État

    May 16, 2026
    Les plus vues

    Journée de l’Afrique… Maroc de Demain entre mémoire historique et espoir d’avenir

    May 26, 202642 Views

    Le Mouvement Maroc de Demain désavoue des déclarations «improvisées» diffusées pendant la maladie de son président

    May 31, 202639 Views

    Le Secrétaire général de Maroc de demain adresse ses vœux au Dr Mustapha Aziz à l’occasion de l’Aïd al-Adha

    May 27, 202630 Views
    Choix de l'éditeur

    Comment Tanger Med est-elle devenue une entreprise sénégalaise et mauritanienne dans un document mauritanien ?

    June 3, 2026

    Projet de zone industrielle en Mauritanie : NOVEC se qualifie pour la phase finale, Tanger Med Engineering éliminée

    June 3, 2026

    GNV Aurora entre en service : un nouvel élan pour les liaisons maritimes entre le Maroc et l’Europe

    June 2, 2026

    À chaque nouvelle mise à jour

    À chaque nouvelle mise à jour

    © 2026 Tous droits réservés. Contactez-nous à: contact@marocmag.com

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.