Plus de deux ans après le séisme ayant frappé la province d’Al Haouz, les décombres des habitations endommagées demeurent visibles au douar Anerni, affectant toujours les conditions de vie quotidiennes des habitants, selon des sources locales concordantes.
Un habitant du douar a indiqué que les gravats accumulés depuis le tremblement de terre n’ont pas été évacués à ce jour, précisant que les résidents, y compris les enfants, continuent de circuler quotidiennement au milieu des ruines, notamment sur le chemin des établissements scolaires.
Dans le même contexte, Abdelrahim Ait El Kadi, membre de la Coordination nationale des victimes du séisme d’Al Haouz, a affirmé que la situation du douar Anerni reste similaire à celle d’autres localités touchées, soulignant que les débris occupent toujours de larges zones et entravent les déplacements des habitants.
Il a ajouté que les programmes annoncés pour la réhabilitation et l’évacuation des décombres ne se sont pas traduits concrètement sur le terrain, selon ses déclarations, malgré les budgets alloués à cet effet.
Par ailleurs, la Coordination nationale des victimes du séisme d’Al Haouz a annoncé, dans un communiqué, l’organisation d’un sit-in le 9 février devant le Parlement à Rabat, afin de réclamer l’accélération du traitement des dossiers d’indemnisation et des opérations de reconstruction au profit des familles concernées.

