Les oasis de Tafilalet, dans la province de Errachidia, subissent une sécheresse sévère qui affecte les populations et l’activité agricole, relançant les demandes des habitants et des associations civiles pour un apport urgent en eau provenant du barrage Hassan El Adakhil, dans un contexte de baisse de la nappe phréatique et de dégradation de vastes surfaces de palmiers.
Les acteurs locaux et la population exigent une intervention rapide afin de fournir les volumes d’eau nécessaires pour sauver la campagne agricole actuelle et protéger le système oasien de l’effondrement. Selon Abdelwahed El Bouabdelloui, président de l’association Irara pour les actions culturelles, sociales et environnementales à Sefalat, les oasis de Tafilalet souffrent d’un déficit en eau et d’une mortalité des palmiers, avec une baisse inquiétante du nombre et de la qualité des dattiers.
Il a souligné que la région, autrefois bénéficiaire des eaux de l’Oued Ziz avant la construction du barrage Hassan El Adakhil, est aujourd’hui privée de sa part historique, et que les lâchers d’eau effectués lors des années de fortes pluies ne couvrent pas suffisamment les besoins. Les communautés de Sefalat, Moulay Ali Cherif et Beni Mohamed R’selmasa, qui pratiquent une agriculture vivrière, subissent une vulnérabilité accrue face au déficit hydrique, et attendent avec impatience les apports d’eau du barrage.
El Bouabdelloui a précisé que les dernières charges d’eau n’ont concerné que certaines parcelles, alors que les palmiers nécessitent plusieurs lâchers, et que la distribution de l’eau reste inéquitable, avec des parts allant à d’autres régions. Il a appelé le wali de la région Drâa-Tafilalet, le gouverneur de la province de Errachidia, les responsables de l’Agence du bassin hydraulique, du bureau régional pour l’investissement agricole et la coordination de la branche agricole à intervenir immédiatement pour envoyer les eaux du barrage Hassan El Adakhil afin de sauver les palmiers et les cultures.

