La chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Casablanca a décidé de projeter les vidéos versées au dossier de Jonathan Harroch, propriétaire du groupe de clubs sportifs City Club, poursuivi en détention provisoire pour des faits liés à la traite des êtres humains, dans le cadre des derniers développements de l’affaire.
Cette décision a été prise mardi soir, après l’examen des requêtes préliminaires et des exceptions de procédure soulevées par la défense lors d’une précédente audience, la juridiction ayant autorisé la projection des enregistrements vidéo figurant au dossier, et ordonné la convocation des témoins désignés par les initiales A.B., A.Z., A.B., R.M., S.B., B.A. et G.C., pour comparaître à l’audience fixée au 17 mars.
Après mise en délibéré, la formation judiciaire a également décidé d’entendre les parties civiles et de procéder, le cas échéant, aux confrontations nécessaires, tout en joignant les exceptions de procédure au fond et en annonçant l’ouverture des débats lors de la prochaine audience.
Lors de l’audience précédente, la défense avait sollicité l’audition de dix personnes, ainsi que la convocation de l’officier de police ayant établi les procès-verbaux relatifs à l’interpellation, et la présence d’un traducteur assermenté durant la phase d’audition, tandis que le substitut du procureur général du Roi près la Cour d’appel avait soutenu que l’ensemble des الإجراءات avaient été menées conformément aux procédures légales, demandant le rejet de la requête relative au traducteur, au motif que la loi permet de recourir à toute personne maîtrisant la langue afin d’assister la police judiciaire dans la rédaction des procès-verbaux.
Selon les éléments figurant au dossier, l’interpellation de Jonathan Harroch est intervenue sur la base de procédures de référence comprenant des mandats de recherche liés à l’émission de chèques sans provision pour des montants importants, et il aurait été trouvé en possession de 2,5 grammes de cocaïne, en compagnie de deux jeunes femmes dans une chambre d’hôtel, d’après les procès-verbaux établis.

