Le débat sur l’adoption de l’heure légale au Maroc a été relancé, après des appels émanant de certains membres de la majorité gouvernementale en faveur d’une révision de l’heure supplémentaire (GMT+1), dans un contexte marqué par un intérêt croissant au sein du Parlement et de l’opinion publique.
Dans ce cadre, le député Rachid Afilal Alami Idrissi, du groupe istiqlalien, a adressé une question orale à la ministre Amal El Fallah Seghrouchni, évoquant des données faisant état d’éventuels impacts de ce système sur la qualité du sommeil et la concentration chez les enfants, ainsi que sur les conditions de travail.
Le parlementaire a également soulevé des éléments liés aux déplacements dans l’obscurité durant certaines périodes, notamment en hiver, estimant que cela pourrait être associé à des risques accrus d’accidents de la route ou d’autres situations, selon son intervention.
De son côté, la députée Houria Didi a interrogé la pertinence économique du maintien de ce système au regard de ses implications sociales et sanitaires, indiquant que le dispositif en vigueur depuis 2018 pourrait être lié à des perturbations de l’horloge biologique chez certaines catégories de la population, notamment les enfants et les personnes âgées.
Elle a appelé le gouvernement à présenter une évaluation officielle de ce dispositif et à préciser ses intentions quant à une éventuelle révision, dans un contexte marqué par la multiplication des débats et des initiatives citoyennes autour de cette question.

