Paris, le 19 avril 2026
Le mouvement Maroc de Demain a exprimé, ce dimanche, sa vive condamnation de l’interdiction faite par les autorités algériennes à la sociologue de renom, le professeur Fatima Oussadiq, de présenter son nouvel ouvrage intitulé « Identités rebelles », une mesure qualifiée par le mouvement d’« atteinte flagrante à la liberté de la recherche académique et d’expression ».
La professeure Oussadiq, chercheuse algérienne éminente, devait présenter son livre le samedi 18 avril à la Librairie des Beaux-Arts, située rue Didouche Mourad à Alger, mais les autorités ont empêché l’événement sans fournir la moindre explication officielle, selon un communiqué du mouvement.
« Les autorités algériennes n’ont avancé aucun motif légal clair à cette interdiction », a souligné Maroc de Demain, estimant que cette opacité « renforce les craintes des défenseurs de la liberté de la presse et d’édition face à la montée des restrictions pesant sur la liberté de pensée, de création et d’édition en Algérie ».
Le mouvement ajoute que cet incident n’est pas isolé, mais s’inscrit dans « une série de mesures décrites par les observateurs comme un resserrement croissant de l’espace culturel et académique », avertissant qu’interdire une activité culturelle pacifique « sans fondement juridique clair constitue une violation manifeste de la liberté d’expression et du droit d’accès au savoir ».
Dans son communiqué publié depuis Paris, le mouvement affirme « condamner fermement la confiscation des livres, des idées et des publications de la recherche scientifique », considérant que ces pratiques « constituent une grave entorse aux principes universels les plus élémentaires garantissant la liberté d’expression, de création et de recherche académique ».
Le mouvement rappelle par ailleurs que la visite du Pape en Algérie la semaine dernière avait été marquée par son insistance sur « les valeurs de liberté, de tolérance, de vivre-ensemble et de respect de la différence ». Or, ce qui a suivi cette visite, selon le communiqué, « révèle une contradiction flagrante et inquiétante : les autorités se sont empressées de renier ces valeurs, de les bafouer et de museler les plumes académiques indépendantes ».
Maroc de Demain conclut son communiqué en exprimant « sa pleine solidarité avec le professeur Fatima Oussadiq, et à travers elle, avec tous les écrivains, auteurs et chercheurs que les autorités algériennes continuent de réprimer et dont les recherches et les ouvrages sont confisqués », affirmant que « la liberté de pensée et de création demeure un droit fondamental qui ne peut être confisqué ni restreint sous aucun prétexte ».

