La Secrétairerie d’État chargée de la pêche maritime, en partenariat avec l’organisation Global Fishing Watch, a organisé mardi à Salé une conférence consacrée aux aires marines protégées et à l’économie bleue, dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer la protection des écosystèmes marins et à promouvoir une économie bleue durable.
La rencontre a mis en avant l’importance stratégique des aires marines protégées pour la préservation de la biodiversité marine et des ressources halieutiques, ainsi que leur rôle dans le développement socio-économique des zones côtières, en soulignant le lien étroit entre protection de l’environnement marin et développement durable.
La secrétaire d’État chargée de la pêche maritime a indiqué que le Maroc poursuit une stratégie nationale fondée sur la vision royale visant la protection des écosystèmes marins et le développement de l’économie bleue, précisant que le pays dispose actuellement de huit aires marines protégées, avec l’objectif de porter leur couverture de 1 % à 10 % d’ici 2027-2028.
Elle a également souligné l’implication croissante des professionnels du secteur, notamment dans la pêche artisanale, qui expriment de plus en plus leur demande de création d’aires protégées dans leurs régions, citant notamment les projets en cours à Boujdour ainsi que les études menées à Agadir.
La responsable gouvernementale a rappelé que le Maroc adopte une approche intégrée liant protection de l’environnement marin et développement économique, avec la création en 2023 d’une commission nationale chargée de la coordination des politiques liées aux activités maritimes.
Elle a insisté sur le fait que les aires marines protégées ne doivent pas être perçues uniquement comme des zones de restriction, mais comme des outils de planification maritime durable permettant la restauration des écosystèmes et l’adaptation au changement climatique.
Concernant la coopération avec Global Fishing Watch, elle a souligné l’apport des technologies satellitaires et de l’intelligence artificielle pour le suivi des activités de pêche et le renforcement de la transparence maritime.
Enfin, elle a précisé que la désignation des aires protégées repose sur des critères scientifiques liés à l’importance biologique et écologique, avec l’objectif de créer des corridors marins garantissant la continuité de la biodiversité, dans une perspective de renforcement du leadership marocain en matière de gouvernance maritime.

