À un mois de l’Aïd al-Adha au Maroc, les marchés de bétail enregistrent une faible demande pour l’achat des moutons, dans un contexte marqué par des avis divergents entre consommateurs et éleveurs, tandis qu’un certain attentisme caractérise le comportement des ménages.
Selon des professionnels du secteur, l’offre est jugée abondante cette année, tant en nombre qu’en diversité, mais la demande reste limitée jusqu’à présent, ce qui se traduit par un ralentissement de l’activité dans les marchés hebdomadaires et les points de vente.
Des éleveurs indiquent que la dernière campagne agricole a contribué à améliorer la situation du cheptel par rapport aux années précédentes, sans que cette amélioration ne se reflète encore sur le niveau des achats.
Ils précisent également que certains ont maintenu leurs prix ou procédé à de légères baisses dans l’espoir de stimuler les ventes, sans que cela n’entraîne une hausse notable de la demande.
Par ailleurs, les professionnels misent sur la période précédant immédiatement l’Aïd, connue pour enregistrer un pic d’achats de la part des ménages qui préfèrent retarder leur décision.
Dans les zones urbaines, plusieurs familles choisissent en effet de ne pas acheter leurs moutons à l’avance, en raison des contraintes liées à leur hébergement et à leur entretien.
Cette situation pousse certains consommateurs à se tourner vers des alternatives, comme l’achat auprès des exploitations avec maintien de l’animal chez l’éleveur jusqu’à la veille de la fête, ou le recours aux services d’abattage dans les abattoirs.
Ainsi, l’évolution des prix des moutons demeure tributaire des derniers jours précédant l’Aïd al-Adha, période considérée comme déterminante pour l’orientation du marché selon l’équilibre entre l’offre et la demande.
