Une table ronde consacrée à la lecture féminine de la scène sociale, politique et économique s’est tenue à Salé, à l’initiative de la Fondation Fkih Tétouani, réunissant des responsables politiques et associatives autour des enjeux de la participation des femmes et du renouvellement des élites.
Lors de cette rencontre organisée le 28 avril 2026, plusieurs intervenantes ont mis en avant la nécessité d’élargir la participation politique des femmes au sein des institutions législatives et exécutives, tout en soulignant le rôle des partis, syndicats et de la société civile dans le rapprochement entre citoyens et acteurs politiques.
Dans ce cadre, la députée du Rassemblement national des indépendants, Zina Chahim, également présidente de la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, a indiqué que les réformes en cours, notamment en matière de protection sociale et d’équité territoriale, nécessitent une présence féminine renforcée dans les instances décisionnelles.
De son côté, la députée du Parti authenticité et modernité, Koloub Fittah, a estimé que l’autonomisation des femmes passe par un environnement favorable et sécurisé pour l’engagement politique, loin de toute remise en cause des compétences.
Par ailleurs, Khadija Zoumi a relevé la récurrence des mêmes profils dans le paysage politique, évoquant la faiblesse des opportunités accordées aux femmes dans les investitures locales, tout en s’interrogeant sur les perspectives des prochaines échéances électorales.
L’avocate et militante des droits humains Jamila Siouri a, pour sa part, insisté sur l’importance d’une évaluation objective des politiques publiques, soulignant l’évolution de la relation entre l’État et la société vers davantage d’écoute et de reddition des comptes.

