Le Parti de l’Istiqlal a exposé les raisons qui l’ont conduit à voter contre la proposition de loi visant à plafonner les prix des carburants, estimant qu’une telle mesure pourrait avoir des répercussions sur la pérennité des programmes de soutien social et sur le financement des politiques liées à l’État social.
Dans un communiqué explicatif, le parti a indiqué qu’il distingue le plafonnement des marges bénéficiaires des opérateurs du secteur des carburants du plafonnement direct des prix à la consommation. Selon lui, les prix des carburants demeurent étroitement liés aux fluctuations des marchés internationaux, ce qui rend toute fixation administrative plus complexe.
Le parti a souligné que son approche repose sur le contrôle des marges bénéficiaires, la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles et la limitation des profits jugés excessifs, afin de garantir une meilleure protection des consommateurs tout en préservant l’équilibre économique.
Concernant les appels à un retour du système de compensation des carburants, l’Istiqlal a estimé que les expériences passées avaient davantage bénéficié aux catégories les plus consommatrices qu’aux ménages vulnérables ciblés par les dispositifs actuels de protection sociale.
Le communiqué ajoute que l’orientation des ressources publiques vers les aides directes permettrait, selon le parti, une meilleure efficacité dans le soutien aux populations concernées, tout en assurant la continuité des grands chantiers sociaux engagés au Maroc.
Le Parti de l’Istiqlal a enfin réaffirmé son attachement au renforcement de l’État social et des mécanismes de protection sociale, appelant à des solutions conciliant pouvoir d’achat, équilibre économique et soutenabilité des finances publiques.
