Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement, a affirmé que la question de Ceuta et Melilla demeure profondément ancrée dans la conscience collective marocaine, soulignant que les Marocains continuent de considérer ces deux villes comme une question liée à la souveraineté nationale.
S’exprimant lors d’un meeting organisé à Fès à l’occasion du quatre-vingt-deuxième anniversaire de la présentation du Manifeste de l’indépendance, Benkirane a précisé que cette position ne constitue pas un appel à la confrontation militaire avec l’Espagne, mais traduit le refus d’une situation qu’il a qualifiée d’illogique, marquée par la présence de deux villes africaines en dehors de la souveraineté marocaine.
Il a indiqué que ce dossier possède son propre calendrier, estimant que son évolution est liée à son contexte historique et politique, indépendamment de la diversité des positions exprimées à son sujet.
Le secrétaire général du PJD est également revenu sur plusieurs étapes de l’histoire du Maroc, rappelant que le pays n’a pas été facilement soumis aux ambitions extérieures, notamment avant le milieu du XIXe siècle, à l’exception de certaines positions côtières.
Il a souligné que la période comprise entre 1844 et 1912 a été marquée par une intensification de la pénétration coloniale, jusqu’à la signature de l’acte de protectorat, ouvrant une nouvelle phase dans l’histoire du Royaume.
En conclusion, Benkirane a insisté sur l’importance de la connaissance de l’histoire dans la construction de la conscience nationale, estimant que la structure sociale et politique du Maroc a longtemps rendu sa soumission particulièrement coûteuse pour les puissances étrangères.

