Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a affirmé que le débat parlementaire relatif à l’exécution de la loi de finances 2025 doit être replacé dans son contexte global, en tant qu’évaluation d’un parcours financier et économique intégré, et non comme une lecture isolée de données annuelles.
Lors de sa réponse aux interventions des députés durant la séance des questions orales, Lekjaa a indiqué que l’augmentation des recettes publiques de plus de 127 milliards de dirhams au cours des dernières années reflète une transformation économique réelle, étroitement liée à la dynamique générale de l’économie et à l’évolution de l’impôt sur les sociétés résultant de la croissance de l’activité économique.
Le ministre a souligné que le rendement fiscal demeure conditionné à la capacité de réalisation des bénéfices, insistant sur la nécessité de garantir une plus grande justice fiscale à travers l’élargissement de l’assiette et le ciblage des marges encore en dehors du système, sans faire peser la charge sur les catégories socialement vulnérables.
Il a précisé que la politique budgétaire ne peut être évaluée sur la base d’un seul exercice financier, puisqu’elle s’inscrit dans un processus de développement à long terme guidé par les orientations royales, ajoutant que les réformes économiques et financières engagées ont conduit à la situation actuelle fondée sur l’accumulation et la continuité.
Lekjaa a également rappelé que le Roi Mohammed VI a procédé à une évaluation globale du parcours de développement et donné des orientations claires pour corriger les déséquilibres, soulignant que le Maroc avance à deux vitesses, ce qui nécessite la mise en œuvre d’un programme structurel profond et de longue haleine, basé sur un dialogue national élargi.
En conclusion, le ministre a affirmé que la maîtrise du déficit et la préservation de la solidité des indicateurs financiers permettront de réduire progressivement l’endettement à environ 64 pour cent, considérant cet objectif comme un pilier essentiel pour renforcer la confiance dans l’économie nationale et garantir l’avenir des générations montantes.

