Le Conseil de la concurrence a indiqué qu’il s’attend à recevoir des plaintes de citoyens ou des informations provenant des médias concernant d’éventuelles suspicions portant atteinte au principe de la concurrence durant le mois de Ramadan prochain, précisant que son intervention s’effectue de manière ultérieure, sur la base d’éléments attestant d’un dysfonctionnement du marché et de l’absence de concurrence loyale.
Le président du Conseil, Ahmed Rahhou, a affirmé que toute ouverture d’enquête reste conditionnée à l’existence de preuves solides, soulignant que le suivi des prix et de l’approvisionnement des marchés relève des compétences du ministère de l’Intérieur, tandis que le rôle du Conseil se limite aux pratiques susceptibles de nuire à la concurrence, dans le cadre de la liberté de fixation des prix garantie par la loi.
Il a précisé que le Conseil n’assure pas une présence directe et quotidienne sur les marchés, cette mission étant confiée à d’autres autorités habilitées, rappelant que les débats récurrents autour des prix du poisson durant le mois de jeûne ont déjà été accompagnés d’indications du rapporteur général du Conseil quant à la possibilité d’accords entre certains acteurs économiques, notamment dans le marché de l’approvisionnement en sardines.
Ahmed Rahhou a insisté sur le fait que le suivi effectué par le Conseil concerne principalement le marché de gros, considéré comme le principal espace où peuvent apparaître des dysfonctionnements affectant la concurrence, et où des pratiques antérieures ont pu porter atteinte aux intérêts des consommateurs, en particulier pour les produits de la mer.
Il a également souligné que le Conseil poursuit le suivi de plusieurs dossiers ayant déjà fait l’objet de décisions, notamment celui des hydrocarbures, à travers une surveillance périodique visant à s’assurer de l’évolution du marché dans le respect des règles de concurrence.
Le président du Conseil a rappelé que toute intervention nécessite une procédure légale rigoureuse impliquant des enquêtes approfondies et le respect du droit de la défense, précisant qu’aucune action immédiate n’est entreprise pour influencer directement le marché.
Concernant les pratiques de stockage illégal et de spéculation, Ahmed Rahhou a indiqué que le ministère de l’Intérieur demeure compétent pour intervenir dans ces situations, tout en laissant la possibilité au Conseil de la concurrence d’ouvrir ultérieurement une enquête en cas de soupçons de pratiques anticoncurrentielles.

