Plusieurs régions agricoles du Maroc ont connu, au cours des dernières semaines, d’importantes précipitations qui ont eu un impact direct sur les exploitations d’oranges, provoquant des dégâts sur une partie des récoltes et entraînant des pertes matérielles pour les agriculteurs, en particulier les petits exploitants.
Selon des estimations professionnelles, le taux de dommages enregistrés dans certaines exploitations varie entre 30 et 50 % de la production, en raison de la chute prématurée des fruits, de la détérioration de quantités importantes causée par une humidité élevée, ainsi que des difficultés d’accès aux champs et du retard des opérations de récolte et de commercialisation.
La filière des agrumes figure parmi les secteurs agricoles les plus importants au Maroc, avec une superficie consacrée à la culture de l’orange avoisinant 128 000 hectares, pour une production annuelle dépassant 2,3 millions de tonnes, tout en générant près de 32 millions de journées de travail par an et en contribuant aux exportations.
Bien que bénéfiques pour la recharge des nappes phréatiques, ces précipitations sont survenues à une période sensible coïncidant avec la saison de récolte, ce qui a affecté la qualité des fruits et leur valeur marchande, entraîné une hausse des coûts de production et occasionné des pertes financières notables dans certaines exploitations de taille moyenne.
Dans ce contexte, des professionnels du secteur appellent à une intervention des autorités concernées à travers l’activation des mécanismes d’indemnisation en cas de catastrophes naturelles, le soutien financier aux agriculteurs touchés, l’amélioration des systèmes de drainage et d’assurance agricole, ainsi qu’un accompagnement technique adapté.
Face à l’intensification des aléas climatiques, des acteurs estiment que la protection des agriculteurs et la pérennité de la production agricole constituent un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire et l’équilibre social en milieu rural.

