Le ministre de la Justice, Abdelatif Ouahbi, a réaffirmé son attachement au projet de loi n°23/66 relatif à l’organisation de la profession d’avocat, rejetant toute possibilité de retrait ou de retour à la concertation, malgré les mouvements de protestation menés par les instances professionnelles, ayant entraîné une paralysie partielle ou quasi totale de plusieurs tribunaux.
Répondant aux revendications des avocats, le ministre a indiqué que le projet est désormais inscrit dans le processus législatif, ce qui rend son retrait du Parlement impossible, soulignant que les réformes proposées visent à moderniser la profession et à l’adapter aux évolutions juridiques et institutionnelles que connaît le Maroc.
Abdelatif Ouahbi a également exprimé sa disposition à assumer les critiques suscitées par ce dossier, estimant que la réforme de la profession d’avocat nécessite des choix qu’il considère indispensables dans le cadre de la refonte du système judiciaire.
Ce positionnement intervient dans un contexte de tension croissante au sein de la scène judiciaire, les instances d’avocats exprimant leur rejet de plusieurs dispositions du projet de loi, qu’elles jugent élaboré sans une concertation suffisante, et susceptible d’avoir des répercussions sur l’indépendance de la profession et l’exercice du droit de la défense.
De son côté, le ministère de la Justice considère que ce projet constitue une étape nécessaire pour corriger certaines dysfonctionnements, organiser l’accès à la profession et renforcer ses règles déontologiques, alors que les actions de protestation se poursuivent dans plusieurs juridictions.

