Abdelkader Amara, président du Conseil économique, social et environnemental, a souligné que les indicateurs de croissance et de développement ne suffisent pas si les politiques publiques échouent à protéger les citoyens en période de crise, insistant sur le fait que la résilience des sociétés est devenue une nécessité stratégique.
Cette déclaration a été faite lors de la séance d’ouverture du 10e Forum parlementaire international sur la justice sociale, qui s’est tenu le lundi 9 février 2026 au Conseil des conseillers, sous le thème “Justice sociale dans un monde en transformation : la nécessité de politiques équitables pour des sociétés plus résilientes”, organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Amara a précisé que la résilience sociétale ne peut être atteinte qu’à travers des politiques publiques inclusives, économiquement efficaces, socialement équitables et durablement environnementales, ajoutant que la capacité des sociétés à résister se mesure également par la disponibilité des mécanismes de protection des citoyens en période de crise, le respect de la dignité, l’égalité des chances et la justice sociale.
Il a rappelé que le chantier de la protection sociale au Maroc constitue l’une des principales manifestations de cette orientation stratégique, reposant sur la loi-cadre n° 09.21 relative à la protection sociale de 2021, et les programmes et mesures qui ont permis d’atteindre un taux d’affiliation à l’assurance maladie obligatoire d’environ 88 %, la couverture de 11,1 millions de personnes issues de familles vulnérables par le système “AMO-Tadamoun”, et près de quatre millions de familles bénéficiaires du programme d’aide sociale directe.
Amara a insisté sur le fait que le développement d’une société résiliente nécessite également le renforcement du capital humain via un système éducatif et de formation professionnelle inclusif et flexible, la protection des groupes vulnérables, le soutien monétaire direct ciblé, la promotion de l’innovation et de la recherche scientifique, ainsi que la garantie de la sécurité alimentaire et hydrique face aux changements climatiques.
Il a enfin souligné la nécessité d’élaborer un modèle national intégré de justice sociale visant à renforcer la résilience, à transformer la protection sociale en levier d’autonomisation et à assurer l’équité comme base de la stabilité et du développement durable.

