Avec le début du mois de Ramadan, certaines marchés populaires au Maroc ont enregistré une hausse du prix du poivron, atteignant 25 dirhams le kilogramme, transformant ce légume simple de la table quotidienne en un poids supplémentaire sur le budget des ménages, en particulier ceux à revenu limité.
Cette hausse intervient dans le cadre d’une vague générale d’augmentation des prix des produits alimentaires, mais le poivron attire une attention particulière en raison de son rôle dans plusieurs plats traditionnels du Ramadan, notamment les salades cuisinées, la “Taktouka” ou la “Ghiathia”.
Selon des professionnels, cette augmentation s’explique par une demande accrue pendant le Ramadan, conjuguée à une offre réduite en raison des fluctuations climatiques affectant la production dans certaines zones agricoles, ainsi que par l’impact des coûts de transport et de distribution sur le prix final pour le consommateur.
Les ménages sont directement concernés, certaines réduisant la quantité achetée de poivrons tandis que d’autres le remplacent par des légumes moins coûteux comme les carottes, reflétant l’impact de la hausse des prix sur les comportements de consommation.
Les associations de consommateurs et les acteurs du secteur appellent à renforcer la surveillance des prix, à lutter contre la spéculation et le monopole, tout en assurant la transparence des circuits de distribution et la protection du pouvoir d’achat des ménages pendant les périodes de forte demande.

