L’Association nationale des exportateurs de boyaux au Maroc est sortie de son silence à la suite de la polémique liée à l’importation d’un lot de boyaux de porc, précisant que cette opération s’inscrit dans le cadre d’une activité industrielle exclusivement destinée à la réexportation et sans lien avec le marché national ou la consommation locale.
Dans un communiqué explicatif, l’association a indiqué que l’importation de ces matières premières s’effectue conformément aux procédures légales en vigueur et sous le contrôle des services vétérinaires compétents, ajoutant que ces boyaux font l’objet d’une transformation industrielle au sein d’unités autorisées avant leur réexportation vers des marchés étrangers, sans intégration à aucun stade dans la chaîne alimentaire destinée au consommateur marocain.
L’association a également souligné que le Maroc dispose d’une longue expérience dans la transformation et l’exportation de boyaux naturels de différents types, précisant que cette activité industrielle, en place depuis plusieurs décennies, génère des emplois directs et indirects et contribue au renforcement des exportations nationales dans ce secteur.
Elle a affirmé que les produits alimentaires commercialisés sur le marché marocain, notamment ceux liés aux dérivés de viande, reposent exclusivement sur des boyaux de bovins et d’ovins conformément aux normes religieuses en vigueur, et qu’ils sont soumis au contrôle strict des autorités compétentes, en particulier l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires.
Enfin, l’association a estimé que la confusion entre une activité industrielle destinée à l’exportation et la production alimentaire locale a contribué à un malentendu au sein de l’opinion publique, appelant à la vérification des informations relatives à l’importation de boyaux de porc et à la transformation des boyaux naturels, tout en réaffirmant son engagement à respecter la législation en vigueur et à renforcer la transparence dans sa communication.

