La Chambre d’agriculture de la région de Souss Massa a fait état de dégâts importants ayant touché de vastes superficies d’exploitations agricoles, notamment dans la province de Chtouka Aït Baha, à la suite de vents violents enregistrés les 26 et 27 février derniers, avec des vitesses comprises entre 80 et 100 kilomètres à l’heure, selon des données officielles.
D’après des constats de terrain, ces intempéries ont provoqué des pertes matérielles affectant les infrastructures dédiées à la production des primeurs, notamment des effondrements partiels et totaux des structures de serres, ainsi que des dommages étendus aux couvertures plastiques et aux systèmes d’irrigation goutte à goutte, perturbant ainsi le fonctionnement normal de plusieurs exploitations agricoles à Souss Massa.
Le rapport précise que les dégâts ont également concerné des cultures stratégiques telles que la tomate et le poivron, produits essentiels pour l’approvisionnement du marché national et des marchés d’exportation, dans un contexte économique qualifié de complexe par la Chambre, en raison notamment des charges liées à la lutte contre les virus végétaux et les maladies fongiques au cours des dernières semaines.
La Chambre d’agriculture a souligné que la pérennité de l’activité agricole dans la région constitue un levier pour l’approvisionnement des marchés marocains en légumes, indiquant qu’un retard dans le traitement de la situation pourrait avoir des répercussions socio économiques en milieu rural, notamment en matière d’emplois directs et de capacité des producteurs à honorer leurs engagements financiers.
Parmi les mesures proposées figurent l’envoi de commissions de terrain pour évaluer précisément les dommages, l’activation de mécanismes exceptionnels pour la réhabilitation des serres endommagées et le versement des subventions restantes destinées aux cultures maraîchères, ainsi que l’examen de facilités portant sur le rééchelonnement des crédits, le report des échéances et l’accélération de la mise en œuvre de l’assurance contre les catastrophes naturelles couvrant les infrastructures de production, tout en insistant sur la nécessité d’assurer la continuité de la production agricole dans la région.

