Des mises en garde ont été émises concernant la diffusion de rumeurs sur les réseaux sociaux évoquant une forte hausse des prix des moutons au Maroc à l’approche de Aïd al-Adha, une situation qui pourrait influencer le comportement des consommateurs sur le marché. Selon Abdelkrim Chafai, vice-président de Université marocaine de protection du consommateur, ces informations circulant en ligne pourraient préparer les consommateurs à accepter des augmentations de prix jugées non justifiées.
Le responsable a indiqué que le lien établi par certains messages entre les prix des moutons et la guerre au Moyen-Orient n’est pas exact, précisant que les aliments destinés au bétail utilisés par les éleveurs marocains sont principalement importés de pays d’Amérique latine, où les prix connaissent actuellement une certaine stabilité selon les données évoquées.
Il a également expliqué que le marché du bétail au Maroc est principalement régi par la loi de l’offre et de la demande, ajoutant que certains intermédiaires et spéculateurs peuvent parfois contribuer à l’augmentation des prix sur les marchés, notamment dans un contexte marqué par la diminution du nombre de petits agriculteurs à la suite des années de sécheresse.
Dans ce contexte, le vice-président de l’Université marocaine de protection du consommateur a appelé à renforcer la concurrence loyale sur les marchés et à limiter l’intervention des intermédiaires, invitant les consommateurs à faire preuve de vigilance et à ne pas se laisser influencer par les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, tout en soulignant que le comportement du consommateur demeure un facteur important dans la régulation des prix sur le marché.

