Le bureau national du syndicat national des agents d’accueil en langue amazighe au sein des administrations et des institutions publiques a indiqué avoir reçu plusieurs réclamations de la part d’agents concernés, affirmant ne pas avoir perçu leur salaire du mois de février jusqu’au 13 mars, une situation qui suscite, selon le syndicat, des interrogations parmi les travailleurs de ce secteur.
Selon les informations contenues dans un communiqué du syndicat, ces agents d’accueil en langue amazighe travaillent dans le cadre d’un marché lié à la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazighe dans les administrations et institutions publiques. Le syndicat affirme qu’une société chargée de l’exécution de ce marché n’aurait pas encore procédé au versement des salaires de certains agents, précisant que des situations similaires auraient déjà été enregistrées auparavant.
La même source indique que différentes explications ont été avancées à chaque occasion, évoquant parfois des problèmes bancaires, ou encore l’absence de liquidités ou du relevé comptable des travaux transmis par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, qui supervise ce chantier lié à l’officialisation de la langue amazighe.
Le communiqué évoque également des déclarations effectuées auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale sous des appellations différentes, une situation que le syndicat considère comme soulevant des interrogations quant à ses éventuelles répercussions sur l’ancienneté professionnelle et la stabilité des agents concernés.
Dans ce contexte, le syndicat national des agents d’accueil en langue amazighe indique suivre ce dossier avec attention et appelle le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration à assurer le suivi de l’exécution de ce marché et à veiller au respect des droits professionnels et sociaux des agents concernés, notamment le paiement de leurs salaires dans les délais légaux.
Le syndicat appelle également à l’ouverture d’une enquête concernant la question des déclarations répétées sous des appellations différentes auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale, estimant que cette situation pourrait avoir des répercussions sur les droits sociaux des salariés.
Le syndicat conclut en affirmant qu’il se réserve le droit d’entreprendre les démarches syndicales et juridiques prévues par la loi afin de défendre les droits des agents d’accueil en langue amazighe au sein des administrations et institutions publiques.

