Le projet de tunnel sous-marin visant à relier le Maroc et l’Espagne à travers le Détroit de Gibraltar revient au centre de l’attention, après l’annonce par le gouvernement espagnol de l’octroi de nouveaux financements destinés à poursuivre les études techniques liées à ce projet d’infrastructure.
Selon des médias espagnols, les autorités ont approuvé le transfert d’un nouveau montant estimé à environ 1,73 million d’euros au profit de l’entreprise chargée de réaliser les études techniques du projet, dans le cadre de la réévaluation des différents aspects techniques et économiques liés à la construction éventuelle d’un tunnel ferroviaire reliant les deux rives.
Avec ce financement supplémentaire, le total des crédits alloués par Madrid à ce projet depuis 2022 s’élève à environ 9,61 millions d’euros, ce qui reflète un regain d’intérêt institutionnel pour cette initiative restée pendant plusieurs années au stade des études préliminaires en raison des défis techniques et du coût élevé de réalisation.
Les études en cours visent à actualiser les données techniques élaborées lors des étapes précédentes, ainsi qu’à réévaluer la viabilité économique et environnementale du projet à la lumière des évolutions technologiques, tout en poursuivant la coordination avec la partie marocaine qui suit ce dossier à travers la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar.
Ce projet est considéré comme une initiative stratégique susceptible de renforcer la connexion entre l’Europe et l’Afrique, notamment en facilitant la circulation des voyageurs et le transport de marchandises entre les deux rives, ainsi qu’en soutenant les échanges commerciaux et le développement des infrastructures logistiques intercontinentales.
Selon des estimations préliminaires, le tunnel envisagé pourrait atteindre environ 38,5 kilomètres de longueur, dont près de 28 kilomètres sous la mer, avec une profondeur pouvant atteindre environ 475 mètres, ce qui en ferait l’un des projets d’ingénierie les plus complexes au monde, tandis que les études techniques se poursuivent afin d’actualiser les estimations financières dont le coût pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliards d’euros.

