Marrakech, le 26 février 2026
Une plainte a été déposée auprès du Procureur du Roi près le Tribunal de Première Instance de Marrakech à l’encontre de Hassan Chalghoumi, président du CIF Conférence des Imams de France, pour des faits susceptibles de constituer des infractions d’escroquerie et d’abus de confiance.
Les faits
Selon les éléments portés à la connaissance de la justice, un dîner d’iftar du mois de Ramadan consacré à la promotion de la paix s’est tenu le 25 mars 2024 à Paris, à l’initiative de Hassan Chalghoumi en sa qualité de président de la Conférence des Imams de France.
Une personne ayant contribué activement à l’organisation de l’événement pendant plusieurs mois affirme avoir été sollicitée quelques heures avant le début de la réception afin de régler en urgence divers frais dont les frais du traiteur, pour éviter tout incident organisationnel devant les nombreux invités présents.
L’événement aurait rassemblé plus de 400 participants issus de différentes confessions — musulmans, juifs et chrétiens — ainsi que des représentants diplomatiques de plusieurs pays, notamment les Émirats arabes unis, le Arabie saoudite, les États-Unis et Israël.
Selon la plainte, il aurait été affirmé que ce règlement constituait une avance temporaire qui serait immédiatement remboursée après la fin de l’événement. Sur la base de ces assurances, une somme très importante aurait été remise avec des éléments matériels prouvés afin de couvrir les frais d’organisation, et le règlement du Traiteur.
Refus de restitution
Après la tenue de l’événement, la restitution de cette somme aurait été sollicitée à plusieurs reprises. Selon la plainte, ces demandes seraient restées sans réponse satisfaisante malgré différentes démarches et correspondances, y compris des mises en demeure adressées en France lors de l’Iftar du 6 mars 2025, soit une année après.
Demande d’ouverture d’enquête par le Procureur du Roi
Au regard de ces éléments, la plainte sollicite l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’examiner les faits, d’entendre les parties concernées et de déterminer les responsabilités au regard du droit pénal.
La démarche vise également à obtenir la restitution de la somme avancée et la réparation du préjudice subi.

