Une étude sur le potentiel de l’énergie décentralisée au Maroc a été présentée mercredi à Tanger, lors d’une rencontre réunissant des responsables, des experts et des acteurs de la société civile, dans le cadre des discussions a propos la transition énergétique.
Ce rapport, réalisé par la fondation IMAL pour le climat et le développement en partenariat avec le Coalition marocaine pour le climat et le développement durable, s’inscrit dans le lancement d’une série de rencontres régionales consacrées au rôle de l’énergie décentralisée dans le renforcement de la souveraineté énergétique et de la compétitivité socio économique.
Les données présentées mettent en avant différents scénarios de déploiement de l’énergie solaire sur les toitures, avec une projection atteignant 17,15 gigawatts de capacité installée à l’horizon 2035 dans un scénario intermédiaire, pour une production estimée à 40,1 térawattheures et un marché évalué à plusieurs milliards de dollars.
Au niveau régional, notamment dans la région Tanger Tétouan Al Hoceïma, le rapport évoque des perspectives de développement avec une capacité pouvant atteindre 1,63 gigawatt, accompagnée d’une production de 2,94 térawattheures et d’impacts économiques incluant le maintien de plusieurs emplois à l’horizon 2030.
Les interventions ont également porté sur les enjeux liés au secteur de l’énergie et à la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs, ainsi que sur l’importance d’accompagner la mise en œuvre du cadre juridique relatif à l’autoproduction d’électricité.
La rencontre a permis de mettre en avant ces perspectives et de souligner les opportunités offertes par les énergies renouvelables dans le contexte marocain.

