La décision du gouvernement espagnol de régulariser près d’un demi-million de migrants a été accueillie favorablement par les acteurs du secteur agricole, qui y voient un soutien face au manque de main-d’œuvre affectant les saisons de production.
Selon les organisations professionnelles, l’agriculture espagnole dépend de plus en plus de la main-d’œuvre étrangère, représentant environ 37 % du total, dans un contexte où les ressources locales ne suffisent pas à couvrir les besoins du secteur.
Dans ce cadre, Andrés Góngora, membre du comité exécutif d’une organisation d’agriculteurs, a estimé que cette décision constitue un soulagement pour les exploitations agricoles, appelant à accélérer sa mise en œuvre avant la saison des récoltes estivales.
De son côté, une organisation d’agriculteurs a souligné les dimensions économiques et sociales de cette initiative, notant que l’intégration légale des migrants pourrait contribuer à dynamiser l’économie locale et soutenir les systèmes de protection sociale.
Les syndicats ont également indiqué que la régularisation des travailleurs non déclarés permettrait de réduire l’économie informelle et de garantir le respect des normes du travail.
Par ailleurs, des représentants professionnels ont relevé l’importance d’intégrer les migrants présents sur le territoire pour répondre aux besoins en main-d’œuvre, plutôt que de recourir uniquement au recrutement extérieur.
Les données du système de sécurité sociale agricole montrent une hausse du nombre de travailleurs étrangers, les Marocains arrivant en tête, suivis des Roumains.
Certaines régions comme l’Andalousie, Murcie et Valence concentrent une grande partie de cette main-d’œuvre, ce qui explique le soutien exprimé par les organisations professionnelles à cette décision.

