Le marché mondial des engrais connaît une forte perturbation en raison des tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient, qui ont entraîné des déséquilibres dans les chaînes d’approvisionnement et une hausse significative des prix, menaçant la production agricole et la sécurité alimentaire, notamment dans plusieurs économies émergentes, tandis que le Maroc s’impose comme un acteur majeur de l’offre internationale d’engrais phosphatés.
Cette situation est liée à la concentration de composants essentiels de l’industrie des engrais dans la région du Golfe, ainsi qu’aux perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour une part importante des expéditions mondiales d’engrais azotés, ce qui a réduit l’offre et augmenté les coûts.
La crise s’est aggravée après l’arrêt de plusieurs unités industrielles dans des pays producteurs du Golfe à la suite de développements ayant affecté leurs capacités de production, ainsi que par la réduction des exportations de certains grands pays producteurs.
Par ailleurs, les restrictions à l’exportation maintenues par la Chine afin de protéger son marché intérieur ont contribué à réduire davantage l’offre mondiale et à accentuer la hausse des prix.
Dans ce contexte, le Maroc s’est imposé comme une alternative fiable grâce à ses importantes réserves de phosphates et à sa position géographique éloignée des zones de conflit, ce qui lui a permis d’augmenter ses exportations vers les États-Unis, l’Amérique latine, l’Europe et l’Afrique.
Des centres de recherche internationaux estiment que le Maroc joue désormais un rôle essentiel dans la sécurisation des chaînes d’approvisionnement, notamment après la classification du phosphate et de la potasse comme minéraux stratégiques dans plusieurs grandes économies.
Cette dynamique s’est traduite par des accords commerciaux à long terme portant sur l’importation d’importantes quantités d’engrais phosphatés marocains.
Cependant, l’industrie marocaine des engrais dépend encore partiellement des importations de matières premières comme l’ammoniac et l’acide sulfurique, ce qui la rend sensible aux fluctuations internationales.
Le Maroc poursuit en parallèle d’importants investissements dans l’hydrogène vert et l’ammoniac vert afin de réduire cette dépendance et de sécuriser ses approvisionnements à long terme.
Ces évolutions s’accompagnent d’appels de plusieurs organisations agricoles à revoir certaines taxes appliquées aux engrais marocains afin de garantir la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
اشترك في نشرتنا الإلكترونية مجاناً
اشترك في نشرتنا الإلكترونية مجاناً.
