Une plainte a été déposée cette semaine auprès de la présidence du ministère public par l’avocat au barreau de Rabat, Fayçal Oumrzouk, visant plusieurs militants associés au mouvement anti-normalisation, dont Aziz Ghali, ancien président de l’Association marocaine des droits humains, Ahmed Ouaihman, président de l’Observatoire marocaine contre la normalisation, et Aziz Hanaoui, secrétaire général du Groupe d’action nationale pour la Palestine, à la suite de l’incident de l’incinération du drapeau d’Israël sur l’avenue Mohammed V à Rabat, selon les éléments contenus dans la plainte.
D’après le document, le plaignant évoque des slogans qu’il qualifie de provocateurs ainsi que la diffusion de contenus numériques sur les réseaux sociaux, qu’il considère comme une incitation à des actes répréhensibles, en se référant à l’article 431 du code pénal marocain, la plainte établit également un lien avec un contexte lié à la prière de touristes juifs près de Bab Doukkala à Marrakech.
La plainte vise également les organisations Al Adl Wal Ihssane et Annahj Al Oummali, en se référant à l’article 221 du code pénal relatif à la perturbation des pratiques religieuses, ainsi qu’à des dispositions constitutionnelles, tout en rappelant les sanctions prévues pour l’incitation publique à la haine ou à la discrimination.
Le plaignant a sollicité l’ouverture d’une enquête sur les faits mentionnés, ainsi que l’examen d’éventuelles relations entre certaines personnes, pages numériques et parties extérieures, comme indiqué dans le document.
Dans une déclaration, l’avocat a indiqué que cette démarche s’inscrit, selon ses propos, dans le suivi de certaines dynamiques au sein de la scène nationale, évoquant une succession d’événements ayant débuté par l’incident du 19 du mois en cours, et appelant à la vigilance face à certains contenus diffusés en ligne, selon son expression.
