Le Maroc s’est imposé en 2025 comme une destination clé pour les excédents d’exportation de bananes en provenance des îles Canaries, avec environ 3,6 millions de kilogrammes importés, dans un contexte marqué par l’évolution des échanges agricoles entre les deux marchés.
Les données indiquent que 87 % de la production des Canaries, soit 329,1 millions de kilogrammes sur un total de 374,7 millions, sont destinés au marché espagnol continental, tandis que les exportations restent limitées à 5,2 millions de kilogrammes, dont 1,6 million vers les marchés européens, notamment la Suisse.
Cette dynamique apparaît particulièrement en période de surplus, surtout en été, lorsque les producteurs orientent une partie de leur production vers le marché marocain afin d’écouler les excédents, malgré une rentabilité réduite, selon des médias espagnols.
Ces flux reflètent le rôle croissant du marché marocain dans la redistribution des excédents agricoles, en offrant une capacité d’absorption lors des baisses de prix dans le pays d’origine.
Ce mouvement saisonnier illustre également l’interconnexion entre les deux marchés, alors qu’il contribue à équilibrer l’offre et la demande, tout en soulignant que l’objectif principal reste la gestion des excédents plutôt que la satisfaction de la demande locale.
Ce schéma récurrent confirme le rôle fonctionnel du marché marocain dans l’absorption des surplus, contribuant à une certaine stabilité des chaînes de distribution espagnoles.
Dans ce contexte, cette évolution traduit une transformation des modèles d’échanges agricoles régionaux, fondée sur des mécanismes flexibles de gestion des excédents.
Il est attendu que cette tendance se poursuive dans les prochaines années, avec un recours accru à des marchés proches pour écouler les surplus et limiter les effets des fluctuations des prix.

