Le virus Hanta suscite de nouvelles interrogations après l’annonce de décès enregistrés à bord d’un navire de croisière international, une situation qui a provoqué des inquiétudes dans plusieurs pays concernant l’éventualité d’une nouvelle crise sanitaire mondiale, alors que l’Organisation mondiale de la santé a affirmé que les cas signalés ne constituent pas le début d’une pandémie.
Lors d’une conférence de presse, la responsable de l’OMS Maria Van Kerkhove a indiqué que les cas recensés sur le navire “MV Hondius”, qui effectuait une traversée entre l’Argentine et le Cap-Vert, restent limités, soulignant l’importance de renforcer la recherche scientifique ainsi que les moyens de diagnostic, de traitement et de vaccination liés à ce type de virus rare.
L’Organisation mondiale de la santé avait annoncé dimanche dernier le décès de trois passagers présents à bord du navire, avec une suspicion d’infections liées au virus Hanta, un virus généralement associé aux rongeurs ou à l’inhalation d’un air contaminé par leurs sécrétions, ce qui a conduit plusieurs pays à renforcer leur vigilance sanitaire.
De son côté, le directeur des opérations d’alerte et de réponse d’urgence sanitaire à l’OMS, Abdi Rahman Mahmoud, a déclaré que le risque d’une propagation à grande échelle demeure faible, appelant les États à poursuivre la coordination sanitaire et à appliquer les mesures de santé publique nécessaires.
Au Maroc, l’évolution de la situation est suivie avec attention dans les milieux concernés, tandis que plusieurs spécialistes estiment que les données actuelles ne justifient pas de panique, rappelant les efforts engagés ces dernières années pour renforcer la surveillance sanitaire dans les ports et les aéroports.

