Le rapport annuel de Bank Al-Maghrib met en évidence une amélioration de la situation des finances publiques marocaines en 2025, marquée par une baisse du déficit budgétaire et de la dette du Trésor, grâce à la progression des recettes fiscales et à la poursuite des réformes budgétaires. L’institution souligne toutefois que plusieurs défis structurels continuent de peser sur la soutenabilité des finances publiques, notamment la réforme des retraites et l’augmentation des engagements sociaux.
Selon le rapport présenté par le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, le déficit budgétaire, hors recettes de cession des participations de l’État, est passé de 3,9 % du PIB en 2024 à 3,5 % en 2025. Cette évolution est attribuée à l’amélioration des recettes fiscales, tout en tenant compte des dépenses exceptionnelles engagées par le gouvernement pour soutenir le pouvoir d’achat et financer les grands projets d’investissement.
Le document indique également que la dette du Trésor a reculé à 66,6 % du PIB, avec une diminution de la composante intérieure de la dette, tandis que la dette extérieure a légèrement augmenté.
Bank Al-Maghrib attire néanmoins l’attention sur les pressions liées à la généralisation de la protection sociale, au soutien social direct, à l’augmentation de la masse salariale publique ainsi qu’au retard de la réforme des régimes de retraite, considérés comme des facteurs pouvant affecter l’équilibre budgétaire à moyen et long terme.
Le rapport souligne par ailleurs que les recettes fiscales ont progressé de 15,3 %, soit plus de 51 milliards de dirhams supplémentaires, grâce à la poursuite de la réforme fiscale, à la reprise de l’activité économique et au renforcement des mécanismes de recouvrement.

