Les indicateurs financiers du Maroc ont affiché une amélioration au cours du premier semestre 2026, selon des documents officiels publiés par le ministère de l’Économie et des Finances. Les recettes globales de l’État ont dépassé 225,2 milliards de dirhams à fin juin, soutenues par une progression des recettes fiscales et une réduction du déficit budgétaire.
Les recettes fiscales ont atteint un taux de réalisation de 54 % des prévisions de la loi de finances, grâce notamment à une hausse de 26,2 % des recettes de l’impôt sur les sociétés, qui se sont établies à 66,9 milliards de dirhams. En parallèle, les remboursements, dégrèvements et exonérations fiscales ont augmenté pour atteindre 17,3 milliards de dirhams.
Le déficit budgétaire s’est établi à 24 milliards de dirhams à fin juin 2026, contre 30,8 milliards de dirhams un an auparavant, reflétant une progression des recettes supérieure à celle des dépenses. Les dépenses ordinaires ont augmenté à 203,9 milliards de dirhams, tandis que les dépenses d’investissement ont atteint 59,8 milliards de dirhams, en hausse de 20,2 %.
Les besoins de financement ont reculé à 23,6 milliards de dirhams, contre 46,1 milliards de dirhams l’année précédente, grâce à des mobilisations sur le marché intérieur et à des financements extérieurs.
Sur le plan sectoriel, la valeur ajoutée agricole a progressé de 18,4 % au premier trimestre 2026, portée par une excellente campagne agricole ayant permis une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux. Le secteur touristique a également poursuivi sa dynamique avec 9,4 millions d’arrivées à fin juin et des recettes de voyages de 53,8 milliards de dirhams à fin mai.
L’inflation est restée limitée à 0,4 %, tandis que le taux de chômage s’est établi à 10,8 %. Les exportations ont progressé de 5,8 %, notamment grâce aux secteurs automobile et aéronautique, alors que les importations ont augmenté de 11,8 %, entraînant un élargissement du déficit commercial.
La Banque centrale a maintenu son taux directeur à 2,25 %, dans un contexte marqué par une croissance des crédits bancaires de 9,9 % et de la masse monétaire de 12,1 %. À l’échelle internationale, les perspectives restent marquées par le ralentissement attendu de la croissance mondiale et par la volatilité persistante des marchés de l’énergie.

