Le tribunal de première instance de Tétouan a condamné plusieurs professionnels du secteur des taxis à six mois de prison ferme, dans le cadre de dossiers portant sur des accusations d’aide à la migration irrégulière vers la ville de Ceuta.
À la suite de ces décisions, le bureau provincial du Syndicat national des taxis, affilié à la Fédération démocratique du travail (FDT), est intervenu dans le débat en publiant un communiqué dans lequel il affirme suivre l’évolution de ces affaires et exprime son étonnement face aux condamnations prononcées à l’encontre des professionnels concernés.
Le syndicat a réaffirmé son respect de l’indépendance de l’autorité judiciaire, tout en soulignant que la mission du chauffeur de taxi consiste à transporter les passagers dans le cadre de son activité professionnelle, conformément aux responsabilités définies par la réglementation régissant la profession.
Selon le communiqué, les chauffeurs professionnels assurent le transport des citoyens entre différentes villes et destinations, y compris les zones situées à proximité de Ceuta. Le syndicat estime que les opérations de vérification de l’identité des personnes et de contrôle de leurs déplacements relèvent des compétences des autorités habilitées.
Le syndicat a appelé à un réexamen des décisions devant la cour d’appel, conformément à ce que la juridiction jugera approprié au regard de la loi. Il a également invité les organisations syndicales et les acteurs des droits humains à suivre ce dossier et à accompagner les professionnels concernés dans le cadre des procédures légales.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par la poursuite des procédures judiciaires liées aux dossiers de migration irrégulière dans le nord du Maroc, notamment dans les zones proches de Ceuta, où ces affaires suscitent une attention croissante de la part des différents acteurs concernés.

