Le débat sur la régularisation des migrants en situation irrégulière en Espagne est revenu au premier plan après la victoire de la sélection espagnole à la Coupe du monde 2026. Plusieurs associations et défenseurs des droits des migrants estiment que le parcours de Lamine Yamal, joueur d’origine marocaine par son père, illustre les effets positifs des politiques d’intégration et renforce les appels à accélérer la régularisation de milliers de migrants, notamment marocains.
Selon ces organisations, le succès du jeune international espagnol démontre que les enfants issus de l’immigration peuvent contribuer pleinement à la société lorsqu’ils bénéficient de stabilité et d’opportunités. Elles considèrent qu’un statut légal favorise l’intégration sociale, renforce la participation au marché du travail et profite à l’économie espagnole.
Ces appels interviennent alors que le gouvernement espagnol poursuit la réforme de sa législation migratoire, avec des mesures destinées à faciliter l’accès aux permis de séjour et de travail, tout en élargissant les mécanismes de régularisation par le dispositif « Arraigo » et en simplifiant plusieurs procédures administratives.
Les Marocains constituent la plus importante communauté étrangère en Espagne, avec une forte présence dans les secteurs de l’agriculture, du bâtiment, des services et du tourisme. Une partie d’entre eux demeure toutefois dans une situation administrative précaire, ce qui les place au cœur des réformes engagées.
Pour plusieurs associations, l’élan suscité par les performances de Lamine Yamal représente une occasion de rappeler que l’intégration réussie passe également par la sécurisation du statut juridique des migrants remplissant les conditions prévues par la loi.
Le dossier migratoire reste néanmoins un sujet de débat politique en Espagne, entre les partisans d’un élargissement des programmes de régularisation et ceux qui plaident pour un contrôle plus strict de l’immigration irrégulière.

