Dr QORIA Anouar – Medias & politiques intetnationale
La déclaration rendue publique ce 1er novembre 2026 par Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général des Nations unies, fera date dans l’histoire du dossier du Sahara marocain, l’organisation y prend acte de la non-reconduction du mandat de la MINURSO par le Conseil de sécurité et annonce l’ouverture de la période de liquidation d’une mission déployée depuis 1991, ce texte a une portée administrative, mais il porte aussi un sens politique clair, il répond, dans les faits, à quatre exigences constantes de la diplomatie marocaine, défendues avec patience et lucidité sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’assiste.
La première de ces exigences concerne l’avenir même de la mission, en ne renouvelant pas son mandat, le Conseil de sécurité a rejoint, par la force des choses, la position exprimée par le Cabinet Royal, qui avait appelé à une révision en profondeur du rôle de la MINURSO, le Royaume ne cherchait pas la confrontation, il a laissé la réalité du terrain et l’évolution des équilibres internationaux montrer qu’un dispositif conçu il y a trente-cinq ans ne répondait plus aux exigences du présent, le Cabinet Royal a d’ailleurs salué cette évolution comme un pas significatif vers la clôture définitive du dossier aux Nations unies.
La deuxième exigence porte sur l’abandon d’une notion que le temps a rendue caduque, la mission avait été créée pour superviser un hypothétique référendum, une option dont Sa Majesté le Roi que Dieu l’assiste, a souligné qu’elle relevait d’un lexique désormais révolu, depuis la résolution 2797 d’octobre 2025, qui a consacré l’initiative marocaine d’autonomie comme base des négociations, ce vocabulaire a perdu toute réalité opérationnelle, la fin de la MINURSO confirme ce que la communauté internationale admettait déjà dans les faits, le réalisme a remplacé les illusions d’une autre époque.
La troisième exigence touche à la surveillance du cessez-le-feu, mission traditionnelle de la MINURSO, la fin de ce rôle ouvre la voie à une nouvelle manière, pour les Nations unies, d’aborder le différend régional, elle souligne aussi une évidence que le Maroc n’a jamais cessé de rappeler, la stabilité de ses provinces du Sud repose d’abord sur l’action responsable d’un État souverain, les grands chantiers de développement, la sécurité garantie aux populations et le dynamisme des institutions élues localement en témoignent chaque jour.
La quatrième exigence, sans doute la plus structurante, est le passage de la gestion du conflit à sa résolution, en affirmant que l’ONU reste disposée à soutenir le dialogue par l’intermédiaire de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, la déclaration trace la voie de la prochaine étape, il s’agit désormais de chercher une solution politique définitive, et non de reconduire indéfiniment un rituel de réunions et de rapports annuels que certains ont longtemps détourné au service d’agendas étrangers à la paix et à la stabilité de la région.
Ce tournant vient couronner une suite de succès diplomatiques sans précédent, le soutien croissant des grandes puissances au plan d’autonomie, l’ouverture de nombreuses représentations consulaires à Laâyoune et à Dakhla, et l’adhésion du Conseil de sécurité à une vision fondée sur le compromis et le réalisme, le Maroc aborde cette nouvelle phase en position de force, mais avec la sérénité de ceux qui ont le droit et l’histoire de leur côté, fidèle à sa tradition de main tendue, le Royaume continue de proposer l’autonomie sous sa souveraineté comme un cadre de dignité, de stabilité et de prospérité partagée, au service de toute la région maghrébine.

