Les marchés marocains ont enregistré une hausse notable des prix des légumes au cours des dernières semaines, en lien avec les fortes précipitations ayant touché plusieurs régions du Royaume depuis décembre deux mille vingt cinq jusqu’au début janvier deux mille vingt six, malgré l’amélioration de la situation hydrique.
Plusieurs provinces ont connu des pluies abondantes sur une courte période, parfois accompagnées de vents forts et d’une baisse des températures, notamment lors de la tempête Francis, avec des cumuls compris entre quatre vingt et cent vingt millimètres dans certaines villes côtières, entraînant un impact sur l’activité agricole.
Malgré les indicateurs positifs liés au remplissage des barrages et au renforcement des nappes phréatiques, ces conditions climatiques ont perturbé les chaînes de production des légumes, en raison de pertes de cultures, de retards de récolte et de difficultés d’approvisionnement dans certaines zones agricoles.
Dans plusieurs marchés de détail, les prix de légumes de base ont augmenté durant cette période, dépassant parfois quinze dirhams le kilogramme pour des produits tels que la pomme de terre, la carotte ou l’oignon, tandis que d’autres variétés ont connu des hausses similaires.
Des professionnels des marchés de gros, notamment à Casablanca, expliquent cette situation par la sensibilité de certaines cultures aux variations climatiques, tout en soulignant la relative stabilité de produits comme la tomate, dont les prix de gros se sont situés entre trois et cinq dirhams le kilogramme.
Des spécialistes du secteur agricole estiment que ces précipitations auront un effet positif à moyen terme sur la campagne agricole deux mille vingt cinq deux mille vingt six, en particulier pour les céréales et les arbres fruitiers, tout en provoquant des effets immédiats sur les cultures maraîchères à cycle court.
Les vagues de froid ayant suivi les pluies ont également ralenti la croissance de certaines cultures, prolongeant la pression sur l’offre des marchés durant cette phase, avec des perspectives de stabilisation progressive des prix à mesure que les conditions de production s’améliorent.
Les autorités concernées suivent l’évolution de la situation, dans l’attente d’un impact positif des précipitations sur la production agricole et d’un meilleur équilibre entre l’offre, la demande et le pouvoir d’achat des consommateurs.

